Ferblanterie et chéneauxà Montreux
Chéneaux, descentes, solins, noues, arêtiers et habillages : tout ce qui conduit l’eau hors de votre toiture et protège les points sensibles. Nous façonnons ces ouvrages en zinc-titane, en cuivre ou en tôle laquée, adaptés au bâtiment.
- Zinc-titane, cuivre, tôle laquée
- Façonnage sur mesure
- Réparation ou remplacement

En Suisse romande, on ne dit pas zinguerie : on dit ferblanterie
Le métier qui consiste à façonner et poser les éléments métalliques d’une toiture porte ici un nom précis : la ferblanterie. L’artisan est le ferblantier, et les gouttières s’appellent des chéneaux. Ce n’est pas une coquetterie de langage : c’est le vocabulaire des entreprises, des architectes et des assurances du canton de Vaud, et c’est celui que nous employons dans nos devis.
Cette spécialité est probablement la plus sous-estimée du bâtiment. On regarde les tuiles, on juge une toiture à sa couverture, et l’on oublie que l’eau doit être collectée, canalisée et rejetée loin des maçonneries. Quand cette chaîne se rompt, les dégâts ne se voient pas sur le toit mais sur la façade, dans les caves et dans les murs. Nous voyons régulièrement des bâtiments du bord du lac dont l’enduit a été repris deux fois en dix ans, alors que le vrai problème tenait à un chéneau percé ou à une descente sous-dimensionnée.
Les ouvrages de ferblanterie ont une durée de vie longue mais finie. Un chéneau en zinc bien posé et bien entretenu tient plusieurs décennies ; un chéneau exposé à des feuilles stagnantes, à des mousses qui retiennent l’humidité ou à un contact avec un métal incompatible se perce beaucoup plus vite. Le cuivre, plus coûteux à la pose, offre une longévité remarquable et une patine qui s’accorde aux bâtisses anciennes de Territet ou de Clarens.
Nous intervenons aussi bien pour une réparation ponctuelle — une soudure, un tronçon, une naissance de descente — que pour le remplacement complet de la ferblanterie d’un bâtiment, généralement en même temps qu’une réfection de couverture.
- Chéneau qui déborde à chaque forte pluie malgré un curage récent
- Traces de coulées ou de salissures verticales sur la façade
- Maçonnerie humide au pied du mur, enduit qui cloque
- Solin de cheminée décollé ou fissuré
- Corrosion visible, perforations, réparations au mastic accumulées
- Descente qui rejette l’eau contre le bâtiment au lieu de l’éloigner

Zinc-titane, cuivre ou tôle laquée : ce qui guide la décision
Le zinc-titane est le standard de la ferblanterie suisse. Il offre un excellent compromis entre coût, durée de vie et facilité de mise en œuvre, se soude proprement et se patine en gris mat. Il supporte bien le climat du Haut-Lac, à condition de ne jamais être mis en contact direct avec du cuivre situé en amont de l’écoulement.
Le cuivre est le matériau des ouvrages destinés à durer. Il résiste remarquablement à la corrosion, se travaille finement pour les formes complexes et prend avec le temps cette patine verte caractéristique des bâtiments anciens. Il coûte plus cher à l’achat, mais rapporté à sa longévité il n’est pas déraisonnable, en particulier sur un bâtiment de caractère où la ferblanterie participe à l’esthétique.
La tôle d’acier laquée permet d’accorder la teinte à des menuiseries ou à des ouvrages existants, avec un large choix de coloris. Sa tenue dépend beaucoup de la qualité du laquage et du soin apporté aux coupes, qui doivent être protégées sous peine de corrosion en rive.
Un point technique mérite d’être souligné : le mélange des métaux sur un même circuit d’écoulement provoque une corrosion galvanique. Concrètement, de l’eau qui ruisselle sur du cuivre puis tombe dans un chéneau en zinc perce ce dernier en quelques années. C’est une erreur fréquente lors de réparations partielles réalisées sans regarder l’ensemble du système.
Un chéneau qui déborde n’est pas toujours un chéneau bouché
Quand l’eau passe par-dessus le bord, le premier réflexe est de curer. C’est souvent juste, mais pas toujours suffisant. Trois autres causes reviennent régulièrement sur les bâtiments que nous suivons.
La première est la pente. Un chéneau doit présenter une légère inclinaison continue vers la naissance de descente. Avec le temps, les fixations fatiguent, le profil se déforme et des contre-pentes apparaissent : l’eau stagne, les dépôts s’accumulent et la corrosion démarre précisément à cet endroit. Le remède consiste à reprendre les crochets, pas à ajouter du mastic.
La deuxième est le sous-dimensionnement. Les épisodes de pluie intense sont plus fréquents qu’il y a trente ans, et une section de chéneau ou un nombre de descentes calculés à l’époque peuvent devenir insuffisants pour la surface collectée. Nous vérifions ce rapport avant de proposer un remplacement à l’identique qui reproduirait le problème.
La troisième est la neige. Une masse qui glisse d’un seul bloc arrache ou déforme le chéneau. Sur les toitures des hauteurs, la pose d’arrêts-neige correctement répartis fait partie intégrante de la solution : sans eux, le chéneau neuf subira le même sort que l’ancien.

Tout ce qui, sur un toit, est en métal nous concerne
La ferblanterie ne se limite pas aux chéneaux. Elle regroupe l’ensemble des ouvrages métalliques qui assurent l’étanchéité aux endroits où la couverture seule ne suffit pas.
Collecte et évacuation des eaux
Chéneaux suspendus ou encaissés, naissances, descentes, coudes, déversoirs et trop-pleins. Nous remplaçons des tronçons isolés comme des installations complètes, et nous adaptons les sections à la surface réellement collectée. Les trop-pleins, souvent oubliés, évitent qu’une obstruction ne transforme un chéneau encaissé en bassin qui déverse à l’intérieur du bâtiment.
Traitement des points singuliers
Solins de cheminée, bandes de rive, noues entre versants, arêtiers, raccords contre mur, sorties de ventilation, encastrements de fenêtres de toit. Ces ouvrages se façonnent à la mesure du bâtiment. Nous les réalisons en atelier ou sur place selon la pièce, avec des recouvrements et des pliages qui conduisent l’eau vers l’extérieur en toute circonstance, sans dépendre d’un joint souple qui vieillira.
Habillages et finitions
Couvertines de mur, habillages de lucarne, bandeaux, jouees, capotages de conduit. Ces éléments protègent des parties exposées et donnent à la toiture son aspect fini. Sur les bâtiments de caractère de la Riviera, ils demandent un travail soigné pour respecter les profils d’origine, ce qui est parfois une exigence du règlement communal en secteur protégé.
Ce que vous pouvez faire vous-même, et ce qu’il vaut mieux nous laisser
Une bonne partie de la longévité d’une ferblanterie tient à des gestes simples. Encore faut-il pouvoir les faire en sécurité : la majorité des accidents domestiques graves liés au bâtiment surviennent sur une échelle, pas sur un échafaudage.
Depuis le sol, vous pouvez observer beaucoup : regarder où l’eau tombe pendant une averse, repérer les coulées sur la façade, vérifier que les descentes rejettent bien loin du mur, contrôler l’humidité au pied des maçonneries. Ces observations, faites deux fois par an, suffisent à détecter la plupart des problèmes naissants.
Le curage, en revanche, se fait en hauteur. Si votre bâtiment est bas, si l’accès est sûr et si vous êtes équipé, c’est une opération à votre portée. Dès qu’il faut monter sur un toit, longer une rive ou travailler au-dessus du vide, appelez-nous : nous sommes équipés et assurés pour cela, et le coût d’un curage n’a aucune commune mesure avec celui d’une chute.
À surveiller particulièrement en automne. Sur la Riviera, la chute des feuilles est tardive et abondante. Un curage réalisé trop tôt dans la saison laisse le chéneau se recharger avant l’hiver. Nous conseillons d’intervenir une fois la chute terminée, avant les premières gelées.
Vos questions, nos réponses
C’est le même ouvrage, désigné par deux mots selon la région. En Suisse romande, le terme employé par les professionnels, les architectes et les assurances est chéneau. On distingue le chéneau suspendu, fixé par des crochets en bas de versant, et le chéneau encaissé, intégré dans la structure. Ce second type demande une vigilance accrue : en cas d’obstruction, l’eau peut refluer à l’intérieur du bâtiment.
Une perforation isolée sur un ouvrage sain se répare par soudure, et c’est une solution durable. En revanche, si le métal est corrodé sur une grande longueur, si l’on trouve déjà plusieurs réparations au mastic ou si la pente est faussée, la réparation ne fait que repousser l’échéance de quelques mois. Nous vous donnons notre lecture honnête de l’état réel, avec les deux options chiffrées quand elles se défendent toutes les deux.
Sur un bâtiment bien entretenu, plusieurs décennies. La durée réelle dépend surtout de trois facteurs : la stagnation d’eau et de débris, qui attaque le métal par l’intérieur ; le contact avec un métal incompatible en amont, qui provoque une corrosion galvanique ; et la qualité de la pose initiale, notamment la régularité de la pente. Un curage annuel change beaucoup de choses.
Cela dépend de l’environnement. Sous des arbres à petites feuilles ou des résineux, les grilles se colmatent en surface et peuvent aggraver la situation en rendant le curage plus difficile. Sous des arbres à grandes feuilles, elles rendent en revanche de vrais services. Nous en posons quand le contexte s’y prête et nous le déconseillons quand elles risquent de créer un faux sentiment de sécurité.
Oui, 24h/24. Un chéneau arraché par la neige ou le vent est à la fois un risque de chute pour les passants et une source immédiate d’infiltration. Nous sécurisons d’abord l’élément instable, mettons en place une évacuation provisoire, puis planifions la réparation définitive avec vous.
Les prestations souvent associées à une reprise de ferblanterie
Un chéneau qui déborde ? Faisons le diagnostic
Nous vérifions la pente, la section, les fixations et l’état du métal avant de proposer quoi que ce soit. Devis écrit et gratuit.
- Téléphone+41 00 000 00 00
- E-mailcontact@couvreurmontreux.ch
- Disponibilité24h/24 et 7j/7, week-ends et jours fériés compris
